Hormis son nom qui ne déparerait pas sur le capot d’un tracteur John Deere ou Briggs & Stratton, la «Mini des campagnes» ne manque pas d’attrait. Modèle tout chemin de la gamme, elle est d’ailleurs plus qu’une simple Mini surélevée. Il s’agit bel et bien d’une nouvelle auto à part entière, la seule Mini à disposer de 5 vraies portes et de quatre roues motrices (All4) en option, histoire de concurrencer les Toyota Urban Cruiser et autres Skoda Yeti.
Grande Mini
Très compacte avec ses 410 cm de long, la Countryman dépasse tout de même la Mini berline de 40 cm et le break Clubman de 16 cm. L’allongement s’observe aussi au niveau de l’empattement, qui atteint 260 cm au lieu de respectivement 247 et 255 cm. Avec 350 dm3, la capacité du coffre égale celle d’une bonne berline compacte. On peut l’accroître à 1170 dm3 en rabattant les dossiers, asymétriques, de la banquette trois places. Pas très large, celle-ci peut être remplacée, sur demande, par deux sièges individuels ajustables longitudinalement sur 13 cm.
Center Rail
Principale originalité de l’habitacle en version 4 places, le Center Rail court sur toute la longueur de l’habitacle, entre les sièges. Cette console centrale étendue peut être agencée selon ses désirs, pour accueillir le baladeur MP3, l’étui à lunettes ou les porte-boissons. Le câblage intégré permet de raccorder les appareils électroniques au circuit d’alimentation et à l’installation audio de bord. Et comme sur les autres Mini, on retrouve un éclairage d’ambiance paramétrable, avec différentes teintes à choix.
La Countryman profite de la dernière mise à jour du programme de motorisations, découverte il y a deux semaines sur la berline. Les cinq moteurs (3 essence, 2 diesel) sont attachés à une boîte manuelle à six vitesses, mais les trois blocs essence de 1,6 l sont également disponibles avec une boîte automatique à six rapports. Ceux-ci disposent tous de la distribution variable Valvetronic (temps et levée des soupapes variables).
Sur la Cooper S, la version la plus puissante, le turbo et l’injection directe portent la puissance à 184 ch (135 kW), pour une consommation en cycle mixte d’un peu plus de 6 l aux 100 km. Les deux turbodiesels common rail de 1598 cm3 – l’alésage a été augmenté de 2 mm – affichent eux aussi des consommations en baisse (voir tableau). Le système stop/start avec récupération d’énergie au freinage est disponible sur certains modèles, alors que toutes les versions sont dotées d’une assistance de direction électrique. La dotation standard inclut une aide au démarrage en côte.
Agilité préservée
De très basse dans la berline, la position de conduite devient dominante. Toutefois, la technique de la Countryman reste largement inspirée de celle des autres modèles, à l’instar des suspensions avant McPherson et de l’essieu arrière multibras, à peine modifié pour la greffe de la transmission intégrale. Cette dernière, réservée aux grosses motorisations, pourra transmettre jusqu’à 100% du couple sur les roues arrière (50% en conditions normales).
Doté de deux barres antiroulis et d’un ESP avec extension type «différentiel autobloquant», le petit crossover promet un comportement routier incisif, véritable marque de fabrique de Mini. Quant à la présentation, aussi originale que sur les autres modèles, elle se conjuguera à une finition léchée justifiant des tarifs probablement salés, mais pas encore divulgués.






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